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La Fabrique de musique

Dispositif de recherche-création – 2012

Conception et réalisation : Soizic Lebrat

La Fabrique de musique est un projet expérimental qui a débuté en 2012, dont l’objectif est de poursuivre l’exploration des processus créateurs en musique et d’amorcer une réflexion méthodologique personnelle sur la recherche-création en musique. Il s’agit de préciser les étapes, les articulations et les contours d’une démarche artistique fondée sur une pratique collaborative qui loin d’être isolée s’ancre dans des pratiques très actuelles partagées par un grand nombre de musiciens à l’échelle internationale.

La Fabrique de musique prend la forme d’une émission radiophonique d’une durée d’une heure. Chaque émission est prétexte à une rencontre avec un(e) musicien(ne) invité(e). Trois temps se succèdent. Un temps de « préparation », hors antenne, un temps de performance en direct, qui se prolonge par un échange sur le mode de la conversation libre. La Fabrique de musique se prolonge dans L’Écho de la Fabrique, une émission sur Jetfm de diffusion du travail sonore de l’invité(e).

La fabrique de musique est diffusée sur Jetfm 91.2 (Nantes), Radio Grenouille 88.8 (Marseille), Radio Panik 105.4 (Bruxelles), Radio Campus Paris 93.9 (Paris).

Ce projet bénéficie de l’accueil et de l’aide technique de Jetfm depuis 2012 (Nantes), mais également de Radio Grenouille (Marseille) depuis 2016, et de Radio Campus (Paris) en 2017. Il a reçu en 2015 l’aide du gouvernement de Styrie (Autriche), de l’Institut français et de la ville de Nantes. La Fabrique de musique a fait l’objet d’un projet pédagogique de création à la Maison des arts de Saint-Herblain en 2015-2016.

Information sur l'évènement

  • Double Frictional Wheel

    Pièce pour violoncelle à roue et son double acousmatique - 2017

    Conception, composition, interprétation : Soizic Lebrat

    Équipe de réalisation du dispositif technique et numérique : Alain Le Foll, Vincent Schill, Jean-François Rolez

    Ce projet bénéficie du soutien de l’État - Ministère de la Culture et de la Communication (CNC - DICRéAM), du Conseil Général de Loire Atlantique, de la Spedidam. Il est accueilli en résidence de recherche et de création au Lolab, lieu unique - scène nationale de Nantes et de Stéréolux (Labo des Arts & Techs).

                

    Double Frictional Wheel est une œuvre sonore immersive pour violoncelle à roue et son double acousmatique, que l’interprète active de l’intérieur, à l’écoute des micros-variations qu’il génère. Le violoncelle est ici augmenté d’une roue électrique remplaçant l’archet et l’interprète est dédoublé, via un dispositif acousmatique, programmé pour réagir en temps réel, en puisant dans un répertoire de sons préalablement enregistrés. La mise en geste de la partition musicale et sonore de l’interprète permet de commander le jeu du double acousmatique, le système de commande étant basé sur la captation des mouvements des bras et mains de l’interprète.
    Ce projet relie trois grandes problématiques récurrentes de mon travail de création. La première concerne le sens que je donne aujourd’hui à ma pratique du violoncelle, instrument né au milieu du XVIIIe siècle, conçu et réalisé pour jouer le répertoire de cette époque. Cette question se traduit notamment par l’envie et la nécessité d’adapter l’instrument vieux de plus de 250 ans aux formes de création contemporaine, de le repenser par le biais de ses prolongations mécaniques et/ou numériques et informatiques, dans l’hypothèse où s’ouvriraient aussi des perspectives de renouvellement des techniques et modes de jeu, ainsi que des nouvelles pistes ou formes de compositions qu’elles génèreraient. La roue est donc autant un moyen de prolonger l’instrument et de le faire sonner autrement, que de réfléchir à de nouveaux gestes instrumentaux de fabrication du son.
    La seconde problématique est celle de la rencontre et des formes musicales et sonores qu’elle induit dans des processus ouverts de composition. C’est une mise en scène et en son de la rencontre avec mon double acousmatique, que je pressens autre que moi. Et c’est bien parce que je le ressens autre que moi que je cherche à le rencontrer. Une rencontre qui s’apparente donc ici à un dédoublement. Ça me donne la légitimité de le concevoir de façon à ce que nous puissions entrer en interaction pendant la performance. Je lui donne donc une forme d’autonomie mais celle-ci est programmée en amont. L’idée est d’ouvrir un espace d’improvisation en laissant la place à l’imprévu, car il me permet de remettre en jeu mes logiques compositionnelles de l’instant. Autrement dit, ça revient à poser cette question : si j’improvise avec quelqu’un d’autre, j’aurais envie que cet autre improvise comment ?
    Enfin la troisième problématique de ce projet est liée à la question de la musicalité. J’ai fait le choix du drone comme élément sonore constitutif de la pièce musicale avec cette intuition que je souhaite mettre à mettre à l’épreuve : un bourdon, fait d’une seule note, peut-il être musical ?  Je m’appuie pour y répondre sur ma perception de la musicalité que je définirais non comme une variation de notes et de rythmes, mais comme ce que génère l’expressivité humaine, qui se traduit par les gestes agogiques de l’interprète, qui tend à phraser, en restant lié étroitement à sa respiration, aux battements de son cœur, et qui se nourrit de son imaginaire incarné et habité. Ainsi définie, cette question de la musicalité est également réinterrogé par le prisme de la relation homme-machine de ce projet, qui est ici une mise en abîme des postures : tandis que je joue à ‘‘être’’ la machine jouant du violoncelle (roue électrique, son continu, itération), le double acousmatique, désincarné mais programmé et généré par mon jeu prendra-t-il le caractère ‘‘humain’’ de l’interprétation de l’œuvre (la musicalité) ?

Geneviève Sorin (accordéon – FR)
Jérôme Joy (laptop – FR)
Lucas Pizzini (flûtes, objets  ̶  FR)
Nicolas Demarchelier (guitares – FR)
François Wong (saxophone – FR)
Emmanuel Cremer (cello – FR)
Perrine Bourel (violon – FR)
Merryl Ampe (Laptop – FR)
Aude Rabillon (Laptop – FR)
Clara Bodet (clarinette – FR)

Alessandro Bosetti (laptop, voix  ̶  IT) Aline Penitot (laptop – FR) Clara de Asis (guitare à plat – ES) Delphine Bretesché (poésie – FR) Fred Marty (contrebasse – FR) Natacha Muslera (voix – FR) Oiseaux, pluie, tondeuse… (préau du centre culturel de la Bernadière – FR) Pôm Bouvier (dispositif sonore – FR) Sarah Clénet (contrebasse – FR) Tristan Ikor (saxophone – FR)

Anne Kawala (poésie   ̶   FR) Annette Giesriegl (voix   ̶   AT) Elisabeth Harnik (piano   ̶  AT) Fanny Lasfargues (basse électroacoustique    ̶  FR) Franz Loriot (violon-alto   ̶   FR) Gottfried Krienzer (guitare    ̶  AT) Margarethe Maierhofer-Lischka (contrebasse – DE/AT) Mathias Delplanque (laptop – FR) Rafaelle Rinaudo (harpe électrique   ̶   FR) Yann Théophage (saxophone   ̶   FR)

Anne-Laure Pigache (poésie sonore, voix – FR) Barbara Dang (piano, voix ̶ FR) Carla Pallone (violon – FR) Christophe Havard (dispositif électro-acoustique, FR) Fred Lonberg Holm (violoncelle ̶ US) Isabelle Duthoit (chant, voix – FR/AT) Marta Hrafndöttir (chant, voix – IS) Olivia Grandville (danse – FR) Shadi Fathi (sétar – IR/FR) Yuko Oshima (batterie – JP/FR)

Emilie Mouchous (objet sonore – CA) Eva Ursprung (saxophone, ordinateur –AT) Fred Compagnon (accordéon, voix – FR) Guillaume Séguron (contrebasse – FR) Jean-Luc Cappozzo (trompette – FR) Laurent Huron (poésie – FR) Maguelone Vidal (saxophone – FR) Michaël Nick (violon – DE/FR) Philipe Petit (platine – FR) Vidya Rao (chant, voix – IN)

Guillaume Viltard (contrebasse – FR) Guylaine Cosseron (chant, voix – FR) Heddy Boubaker (guitare basse, synthétiseur modulaire – FR) Jean-Marc Foussat (AKS – FR) Jenny Pickett (ordinateur, UK/FR) Joung Ju E (gomungo – KR/FR) Julien Ottavi (Laptop – FR) Mariette Navaro (poésie – FR) Nathalie Desouches (poésie sonore – FR) Raphaël Godeau (guitare acoustique, guitare électrique – FR)